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Comment l’effort physique combat-il la dépression?

17/08/2014 | Etudes Anti-âge

 

Changes in markers of brain serotonin activity in response to chronic exercise in senior men
Michel O. Melancon   Physiologie appliquée, nutrition et métabolisme, 10.1139/apnm-2014-0092

Le vieillissement réduit le niveau de transmission cérébrale de la sérotonine, pouvant contribuer à vulnérabiliser l’aîné à développer la dépression. La recherche a montré que l’exercice aérobie entraîne une hausse d’activité sérotonergique centrale accompagnée d’une élévation de la disponibilité sanguine du tryptophane (« TRP », précurseur de la sérotonine) pour le cerveau. Toutefois, l’effet de l’exercice chronique sur l’activité sérotonergique de l’aîné demeure inconnu.

Seize hommes âgés (64 ± 3 ans) ont effectué 1 h d’exercice (67–70 % pic de consommation d’oxygène) avant et après 4 mois d’entraînement aérobie. Les principales mesures étaient les suivantes: condition cardiorespiratoire, composition corporelle, acides aminés ramifiés (« BCAA »), TRP, prolactine, lactate et acides gras (FFA). Les changements sanguins en TRP-libre/BCAA et prolactine ont servi de substituts pour la disponibilité du TRP et l’activité sérotonergique. L’entraînement a réduit le poids corporel (P < 0.05) et a augmenté le seuil ventilatoire 2 (P < 0.01). Malgré que le ratio d’acides aminés post-entraînement fût inchangé au repos, l’effort aigu a augmenté la disponibilité du TRP indépendamment de l’entraînement (P < 0.001). Toutefois, la disponibilité du TRP a plafonné durant l’effort à des valeurs plus basses après l’entraînement (P < 0.05); une réponse similaire est survenue au niveau du lactate, prolactine et FFA.

Ces données montrent que l’exercice aérobie cause une hausse transitoire consistante de la disponibilité du TRP sanguin au cerveau chez l’aîné; l’élévation était indépendante de l’entraînement physique, bien que moins prononcée après l’entraînement. Ces données supportent l’hypothèse que des hausses répétées d’activité sérotonergique cérébrale sous-tendent l’effet antidépresseur de l’exercice chronique chez l’aîné.

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