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La régulation des gènes par les microARN alimentaires

17/11/2015 | Etudes Compléments alimentaires et Etudes Anti-âge

 

Gene regulation by dietary microRNAs
Janos Zempleni   Revue canadienne de physiologie et pharmacologie, 2015, 93(12): 1097-1102, 10.1139/cjpp-2014-0392

Les micro-ARN (miARN) entraînent l’extinction de l’expression des gènes en déstabilisant l’ARNm ou en empêchant la translation de l’ARNm : ils jouent un rôle essentiel dans l’extinction des gènes. Traditionnellement, on les a considéré comme des régulateurs endogènes des gènes, à savoir que les miARN synthétisés par un organisme y jouent un rôle de régulation des gènes. Récemment, ce dogme a été ébranlé par les résultats d’études qui laissent entendre que les miARN ingérés avec la nourriture sont biodisponibles et affectent l’expression génique chez la souris et chez l’humain. Bien que les données probantes appuyant cette théorie puissent paraître insuffisantes en ce qui concerne les miARN d’origine végétale, certains éléments de preuve convaincants laissent penser que les humains utilisent les miARN bovins du lait de vache et les miARN aviaires des œufs de poule dans la régulation génique. Il est important de noter que des données probantes laissent aussi entrevoir que les souris auxquelles on administrerait un régime alimentaire pauvre en miARN ne parviendraient pas à compenser leur carence alimentaire en augmentant leur synthèse endogène. Les modèles bio-informatiques permettent de prédire que les miARN bovins participent à la régulation des gènes qui jouent un rôle dans la santé des humains et leur croissance. Parmi les problèmes auxquels la recherche doit faire face dans ce domaine, on compte le fait que l’on ne dispose pas de souris « knock-out » qui permettraient d’établir un lien de cause à effet entre la carence en certains miARN et la maladie, et le fait que les similarités et les identités entre les séquences des miARN bovins et humains rendent difficiles la distinction entre les miARN exogènes et endogènes. D’après les connaissances actuelles dont on dispose sur les miARN alimentaires, la somme des données probantes semble être suffisante pour envisager que les miARN du lait soient des composés bioactifs alimentaires et accorder plus d’importance à ce domaine de recherche.

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