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Comparaison des insertions du Latissimus dorsi sur la crête iliaque chez l’homme et le chimpanzé

29/09/2013 | Musculation des dorsaux

 

Étude comparative des insertions du Latissimus dorsi sur la crête iliaque chez l’homme et dans le chimpanzé (Pan troglodytes)
Morphologie Available online 23 September 2013             C. Vacher

Parmi les spécificités les plus importantes de l’anatomie humaine comparée à celle des autres primates, les plus importantes sont la conséquence de la bipédie. Le retentissement osseux de la locomotion bipède est bien connu (lordose lombaire, position horizontale du foramen magnum, allongement des membres inférieurs, réduction du pelvis, spécialisation du pied) mais les effets sur le muscle Latissimus dorsi n’ont pas été étudiés.

Matériels et méthodes

Une dissection d’un muscle Latissimus dorsi de chimpanzé (Pan troglodytes) a été effectuée et a été comparée avec 30 dissections du grand dorsal chez l’homme (10 sujets frais et 20 sujets conservés). Pour chaque dissection, nous avons cherché l’existence d’insertions musculaires directes sur la crête iliaque et nous avons décrit le mode de constitution du fascia thoraco-lombal (FTL).

Résultats

Dans le chimpanzé, le muscle Latissimus dorsi présentait une insertion directe par des fibres musculaires sur la crête iliaque postérieure sur une longueur de 9 cm et le FTL était constitué des deux faisceaux superficiel et profond du muscle Latissimus dorsi fusionnés ainsi que du fascia superficiel des muscles spinaux plus profonds. Chez l’homme, dans 90 % des cas il n’existait aucune insertion musculaire directe du Latissimus dorsi sur la crête iliaque, le FTL était constitué de la même manière par le fascia du muscle Latissimus dorsi et le fascia des muscles spinaux accolés.

Conclusion

Cette étude suggère que le muscle Latissimus dorsi s’est détaché de la crête iliaque chez l’homme au cours de l’évolution en raison de la bipédie permanente alors qu’il est resté attaché sur la crête iliaque chez le chimpanzé en raison de la persistance chez lui de la brachiation en tant que mode de locomotion.

 

 

 

 

 

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